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Ce site parle du Département du Nord'Ouest et Haïti.

Le département du Nord-Ouest (créole haïtien : Nòdwès) est l'un des dix départements d'Haïti. Sa superficie est de 2 103 km2 et sa population serait de 662 777 habitants (recensement par estimation de 2009)1. Port-de-Paix en est la capitale. Situé sur les rives du Passage du Vent, détroit qui sépare Haïti de Cuba, le Nord-Ouest attire l'intérêt stratégique de Christophe Colomb (qui accoste au Môle-Saint-Nicolas en 1492), ainsi que des flibustiers français qui s'installent ici au xviie siècle et fondent ainsi la colonie française de Saint-Domingue. Au cours de son histoire, Môle-Saint-Nicholas est contestée par les Britanniques, les Français, les Américains et évidemment les Haïtiens eux-mêmes. À l'exception de l'île de la Tortue et de la région côtière près de Port-de-Paix, le Nord-Ouest est aride. Autrefois ville exportatrice de bananes et de café.

Le département du Nord'Ouest est une presqu'ile, baignée: au Sud par le golfe de la Gonave, à l'Ouest par le canal du vent, au Nord par l'Océan Atlantique et à l'Est par le département du Nord.
Les unités administratives du département du Nord'Ouest sont composées de trois (3) arrondissement, dix(10) communes, trois quartiers et de trente et une (31) communales.
Le chef-lieu est Port-de-paix, trois (3) de ses villes (Port-de-Paix, Saint-Louis-du Nord, Baie de Henne) ont été fondées au XVIIè siècle, (Bombardopolis, Jean-Rabel) au XVIIIè siècle, LaTortue au XXè siècle et le reste à une période non précisée.Dans le système de codification actuellement envigueur à l'Institut Haï tien de Statistique et d'Informatique(IHSI) le départe ment du Nord'Ouest porte le chiffre "9". En ce qui a trait à la configuration du département du nord'ouest, six (6) des dix (10) communes sont "cotières" et les quatre (4) autres sont considérées comme "intérieures".
Son relief est dominé par le plateau ou le morne. Le dé partement du Nord' Ouest a une superficie de 2 175,14 km2 soient 7,85% du territoire nationale. Sa population était éstimée à 449 495 habitants en 1998 et pourra at teindre en 2004 plus de 510 000 habitants. La commune de Jean-Rabel est la plus peuplée avec 112 429 habitants en 1998 soit le quart de la population du département total. À partir de 1998, la densité la plus élevée est enre gistrée à Chansolme avec 449 hab/km2 et la plus faible à Baie de Henne (66 hab/km2 ).


Actuellement le Môle vit à 60 % de la pêche, à 15 % d’élevage caprin et à 25 % d’agriculture : pistache, maïs, patate, figue, banane, manioc, cocotier, etc. L’économie locale repose également sur la culture du café, du coton et du tabac. Du miel est récolté par les apiculteurs locaux dans des ruches aménagées.
Sa beauté naturelle, ses plages de sable fins et blancs, sa large baie protégée des vents, son carénage, baignés par une mer claire et bleuâtre, ses coraux où vivent des multitudes de poissons multicolores, son panorama exotique et luxuriant, ses rues tracées au cordeau et ses vestiges coloniaux, sa fine gastronomie, ses grottes, présentent de réelles potentialités touristiques.
Une de ses communnes est connue pour une spectaculaire chute d’eau tombant dans une sorte de grand bassin bleuté par les eaux et le ciel, d’où son nom de Bassin Bleu. Avec sa géologie, ses sites naturels d’une beauté exceptionnelle, ses plages, ses récifs, son histoire authentique de boucaniers et de flibustiers, l’île de la tortue a un potentiel touristique évident et extraordinaire.

Un petit detail sur Haïti

Haïti, pays montagneux, a été enseigné dans les manuels de géographie comme étant un « Pays essentiellement agricole » et non à vocation minière car les ressources naturelles non renouvelables sont quasi inexistantes. Un retour dans le passé nous rappelle pourtant que les premiers habitants d’Haïti, les Indiens, avaient été exterminés par les conquistadores Espagnols par convoitise des richesses naturelles, en particulier l’or qui abondait dans les montagnes et les rivières. Cette exploitation abusive n’a vraiment cessé qu’à l’épuisement des gîtes superficiels à or grossier. Depuis lors, l’activité minière dans la partie occidentale de l’île d’Haïti a connu une éclipse.
Il a fallu attendre l’année 1920 pour voir un renouveau dans l’activité minière en Haïti. En effet, l’installation de briqueteries dans les régions d’Arcahaie, de Hinche, de Cap-Haïtien, de Grande Rivière du Nord, a lancé définitivement la construction en terres cuites. L’implantation d’une cimenterie à Fond Mombin au début des années 50 a permis l’exploitation des calcaires et des marnes localisés aux alentours de l’usine. Depuis lors les carrières de granulats et de roches localisées aux environs de Port-au-Prince et dans les principales rivières d’Haïti fournissent des matériaux de construction aux secteurs du bâtiment et des Travaux Publics. L’exploitation des gîtes bauxitiques du Plateau de Rochelois à Paillant Miragoâne par la Reynolds Haïtian Mines a débuté en 1956 et s’est poursuivie jusqu’en 1982 à un rythme annuel moyen de 600.000 tonnes tandis que celle du Skarn cuprifère de Mémé à Gonaïves par la SEDREN S.A a débuté en 1960 pour s’arrêter en 1971 après avoir extrait environ 1.5 millions de tonnes de minerai à 2% de cuivre. L’histoire minière d’ Haïti s’arrête là.
En 1975, l’Institut National des Ressources Minérales (INAREM) est créé en vue surtout de procéder à l’inventaire et à la mise en valeur des Ressources Minérales de la République d’Haïti. Cette Institution qui devait par la suite changer de nom et de statut en plusieurs occasions, fut aidée dans sa difficile tâche par les Organismes bi et multilatéraux, en particulier le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Haïti.
Quelle est la situation des ressources minérales d’Haïti au début des années 90, après quinze (15) ans de recherche et d’évaluation.
Les recherches entreprises jusqu’aujourd’hui dans le cadre des Projets de Développement, ont permis de mettre en évidence un potentiel minier certain et exploitable. Compte tenu de la situation économique et financière précaire d’Haïti, la mise en valeur de son potentiel minier constitue une voie à explorer dans la recherche de solutions efficaces au redressement de l’économie nationale.
En effet, le secteur minier peut contribuer de façon significative à soulager les maux de l’économie nationale à plusieurs titres :

• Une exploitation minière est en mesure de générer un flot de devises.

• Les revenus qui reviendront à l’Etat sous forme de multiples taxes et droits augmenteront la trésorerie de l’Etat.

• Une exploitation minière crée non seulement de nombreux emplois, mais elle est aussi en mesure de générer, par incidence, de nombreux autres emplois.

• Une activité minière a comme effet certain de stimuler l’activité économique puisque les sommes distribuées sous forme de salaire et de dépenses sont aussitôt recyclées dans l’économie locale.

• L’industrie minière contribue grandement à l’amélioration des infrastructures routières, aéroportuaires, maritimes, scolaires, hospitalières, énergétiques et de communication soit sous la forme de travaux effectue en propre ou encore de contribution, directes ou indirectes, à la mise en place et à l’amélioration de ces infrastructures. La stratégie actuelle de la politique minière haïtienne est de promouvoir le développement des ressources minérales en incitant des investisseurs privés nationaux et étrangers à venir les explorer et exploiter. Les cadres juridiques et fiscal applicables à un investissement minier ont été révisés en vue de créer des conditions favorables aux investissements et de mieux protéger les intérêts de l’Etat haïtien.
La présente publication a pour objet de présenter, sous forme de fiches techniques, les principaux résultats des recherches obtenus au cours de ces quinze (15) dernières années. Il s’agit de renseigner le grand public sur les ressources minérales de son pays. Celles-ci seront présentées par Département géographique conformément à la loi du 9 octobre 1978 partageant les divisions administratives de la République d’Haïti en arrondissement, communes et sections communales. L’objectif d’une telle présentation est de faire ressortir d’une part, la possibilité d’un développement régional à partir des ressources locales disponibles et d’autre part, la nécessité de prioriser, en matière de planification des infrastructures routières, portuaires aéroportuaires, énergétiques, hospitalières, etc…. les régions à potentiel minier important. Cette publication s’adresse en particulier aux investisseurs nationaux et étrangers, aux planificateurs, aux éducateurs, aux décideurs, bref à tous ceux qui s’intéressent au développement d’Haïti. Nous leur disons que le secteur minier peut apporter sa quote-part au développement socio-économique du pays.